A ne pas manquer

  • Pont de chaldecoste
  • Temple rond de Lézinier
  • Site de l’Espinas
  • Ruchers troncs des Estreches
  • Voie à ornières de Coudoulous
  • Petite randonnée de l'Espinas, Tras lou serre, sentier d'interprétation de Coudoulous

 

 Géographie

Situé sur le versant sud du Ventalon, sa superficie de 690 hectares dont 75% en zone cœur du Parc National des Cévennes, correspond à quatre fois la taille de l’Etat du Vatican.

Bordée par les Communes de Collet de Dèze (48),  de Chamborigaud (30), de Vialas (48),  de Saint Frézal du Ventalon (48), son altitude s’étage de 380m (hameau de Loubreyrou) à 970m (hameau de L’Espinas).

Son relief très tourmenté est caractérisé par les vallées du Dourdon et  de ses affluents, creusées dans le schiste. Il est sculpté par l’Homme qui a créé des terrasses appelées faïsses ou bancels pour cultiver les terres.

Au cours du  XXème siècle, les paysages de Saint Andéol de Clerguemort se sont transformés : la majorité des terres agricoles sont devenues des forêts et les pins maritimes ou  Laricio et les chênes verts  ont colonisé les vergers de châtaigniers. Des plantations de mélèzes  et de pins Douglas sont également apparues à partir des années 60 sur les terrains les plus favorables au châtaignier à bois (bouscas).

Ce changement de biotope a notamment favorisé l’expansion de la grande faune sauvage: sangliers et cervidés s’y sont développés.

Histoire

Saint Andéol de Clerguemort est une porte vers le pays d'en haut ! le Gévaudan. L'antique draille, encore utilisée par quelques troupeaux transhumants, se confond avec une ancienne voie à « ornière » utilisée par les celtes et les romains et dont les traces sont encore bien visibles. L'origine de la commune remonterait à la création d'un monastère bénédictin au VIIe ou VIIIe siècle. Clerguemort viendrait de l'exclamation « clergé mort » hurlée par le père Prieur quand les vandales ont mis à sac le monastère. 

En 1702, la commune a été le point de départ des Dragonnades qui ont enflammé les Cévennes  après l’arrestation au Cros de Françoise Brès (prédicante de la Religion Prétendue Réformée) ainsi que de deux habitants qui l’hébergeaient.  Elle fut pendue  et son logeur écartelé à Alès, le troisième étant condamné aux galères.

En 1850, sur les 680 hectares que comporte la commune, la châtaigneraie à fruit en occupait 330. Véritable monoculture qui a marqué profondément l'architecture du territoire par la construction de terrasses et autres bâtis agraires.

Les guerres de 1870 et  de 1914 ont décimé la population.

Durant la deuxième guerre mondiale, la résistance a établi le maquis de Champ Domergue entre Saint Andéol de Clerguemort, Saint Frézal de Ventalon et les communes de la Vallée Longue.

Desservant les différents hameaux, d'anciens chemins muletiers vous permettent de partir à la découverte de « Mas » isolés, de l'église, du magnifique temple rond de Lézinier, mais aussi des habitants qui ne manqueront pas de vous accueillir et de vous guider.

L’habitat est disséminé et typiquement cévenol. Il est constitué de 5 hameaux principaux :

Au centre de la commune à 500m d’altitude, le hameau de Lézinier, où se trouvent la mairie (et ancienne école publique) et le temple protestant.

A l’Ouest, à 650m d’altitude, le hameau du Cros où se trouvait au début du XXème siècle une école publique, puis le hameau de Poussiels.

A l’Est à 650m d'altitude également, le hameau de l’Eglise qui est construit autour d’une église catholique et où se trouvait une école.

Plus à l’Est, enfin le hameau de San Buget (600m)

Entre chaque hameau, se trouve un habitat dispersé de « mas » cévenols répartis environ tout les 500m, le long des voies de communications traditionnelles (sentiers, transformés depuis en routes). Les hameaux et les mas ont été pour la plupart construits à proximité d’un point d’eau (source) et au centre des terres agricoles. La plupart des mas possédait une aire de battage pour le grain et une clède, bâtiment dédié au séchage des chataignes.

Les bâtiments sont construits à partir des matériaux locaux pierres de schiste pour le bâti et lauzes pour les toitures,  châtaignier pour les portes, fenêtres et  charpentes. Ces bâtiments sont à usage d’habitation et d’activité agricole. Ils sont adossés à la montagne avec au niveau le plus bas l’écurie des chèvres et au dessus la cuisine et pièce de vie avec sa cheminée, le dernier niveau étant réservé aux chambres et à la grange

Cette activité agricole était  faite de polyculture et de petit élevage, elle permettait de vivre en autarcie.

L’élevage  caprin assurait le lait et le fromage (pélardon), volailles et lapins   assuraient la viande, le cochon  la charcuterie. Le mulet ou le cheval aidaient au travail de la terre.

Le jardin fournissait les légumes, la châtaigne elle était la base de l’alimentation. Séchée elle se gardait toute l’année. Les variétés multiples de pommes, poires et prunes permettaient un étalement des récoltes. La vigne cultivée sur des treilles assurait la provision de vin de l’année.

Au début du XXème siècle, la culture des muriers permettait l’élevage des vers à soie et permettait un apport d’argent par la vente des cocons aux filatures.

Enfin la commune comptait plusieurs moulins le long des ruisseaux. Ils broyaient grains châtaignes et noix  amenés par les habitants. De plus ces ruisseaux  permettaient l’arrosage des prés et jardins grâce à un réseau de béals et d’aqueducs desservant des gourgues.

L’économie à ce jour a évolué avec les flux de population et les modes de vie, laissant la  place à une pratique de l’écotourisme et des loisirs s’appuyant sur des structures existantes. Les mas et hameaux ont pour la plupart évolué vers des structures d’accueil sous forme de gites et résidences secondaires à partir desquels les visiteurs peuvent organiser leurs loisirs vers la randonnée, la nature, les sports, la culture :concerts, fêtes et manifestations diverses . (Renseignements auprès des Offices du Tourisme du Pont de Montvert, de Vialas et du Collet de Dèze ainsi que du Parc National des Cévennes).

Les particularités de notre commune sont architecturales et environnementales, elles  s’inscrivent dans l’histoire : aménagement des berges de ruisseaux des ponts et aqueducs peuvent être des thèmes de sortie le long d’un réseau de sentiers avec étape à l’Eglise et sa croix de mission et à Lézinier avec son temple rond bâti en 1837, ou vers les crêtes avec la voie romaine et les pas de mule.

Acces

L’accès à notre commune peut se faire par la route à partir de la nationale 106 depuis l’axe de la vallée du Rhône ou depuis l’A 75 ou par le train à partir de la gare d’Alès

 

 

 

Saint Andéol de Clerguemort

temple de lézinier   ruches troncs estrèches
Le temple de Lézinier   Les ruches troncs des Estrèches